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Laurène Vatier, élégance rhyme avec créativité

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Conversation de Pig avec Laurène Vatier

Bonjour les grooveurs créatifs. Aujourd'hui (comme chaque jour d'ailleurs), tu es sur le point de faire une découverte musicale exceptionnelle. Permets-moi de te présenter une artiste extraordinaire, à la fois talentueuse bassiste et chanteuse éblouissante, la remarquable Laurène Vatier.

Dans cet épisode, nous explorerons en profondeur :

En somme, cet épisode d'une heure est un voyage captivant où l'apprentissage se mêle à la passion.

Prépare-toi à être transporté, à (re)découvrir des notions fondamentales, et surtout, à t'amuser comme jamais auparavant !

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Musique de Laurène Vatier

Biographie de Laurène Vatier

Bassiste de formation et de tournées, Laurène dévoile une nouvelle facette de sa créativité avec un répertoire de chansons francophones.

Toujours fidèle à son instrument de prédilection avec lequel elle tisse des arpèges profonds et envoutants, elle délivre sa quête de lumière d’une voix assurément délicate.

Musicienne depuis l’âge de 12 ans, Laurène a commencé par la guitare en autodidacte.

Elle a découvert la basse lors des cours de l’association « Les Nuits Secrètes » où elle a eu un vrai coup de cœur pour l’instrument.

Par la suite, elle multiplie les rencontres musicales, diversifie son répertoire et participe à plusieurs sessions de création ( Secrètes Sessions ) sur Paris et Bruxelles.

Après sa formation d’éducatrice spécialisée, elle décide d'étudier pleinement sa passion en s’inscrivant à l’École de Formation aux Métiers de la Musique de Tourcoing, dont elle est sortie diplômée en 2017.

Le pas franchi, elle vit désormais de la musique et accompagne des artistes français, belges, néerlandais, et notamment

Jenifer, dont elle a assuré la basse sur la tournée « Nouvelles pages ».

Aujourd’hui, Laurène ressent le besoin de partager sa créativité.

C’est en collaborant avec l’artiste Alexis Doche qu’un répertoire de chansons francophones voit le jour.

© des photos : © Christophe Naeyaert

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Ressources pour contacter et suivre le travail de Laurène Vatier

Sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@laurenevatier
Son compte Instagram : https://www.instagram.com/laurene_vatier/ @laurene_vatier

Témoignage de Laurène Vatier

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Transcription texte de la conversation avec Laurène Vatier

Johann Berby
Salut les Grooveurs créatifs et bienvenue dans ce nouvel épisode des Conversations de Pig. Aujourd'hui, je n'ai pas un musicien, mais j'ai une super musicienne et en plus, elle est ch'tie comme moi, donc ça fait plaisir.

Comment vas- tu Lorène ?

Laurène Vatier
Ça va très bien. Je suis contente de participer à ce podcast.

Johann Berby
Voilà. Donc, tu n'es pas limitée à être une super musicienne et à être ch'tie, tu es bien plus que ça, je tiens à le préciser.

Mais comme j'adore déconner, voilà, c'est ma personnalité.

On peut être sérieux sans se prendre au sérieux.

J'espère que ça ne t'offense pas. Est- ce que tu peux nous présenter ton parcours ? Qui tu es ? Est- ce que tu fais ? Nous présenter, tout simplement.

Laurène Vatier
Ok, ça marche. J'ai commencé la musique tard. Je suis autodidacte et j'ai commencé la musique, j'avais 13-14 ans. J'ai commencé par la guitare. La guitare ?

Johann Berby
Pourquoi la guitare Pourquoi c'est tard ?

Laurène Vatier
Parce que moi, tous mes copains à l'école de musique, ils ont commencé à six ans au conservatoire et moi, j'ai commencé la musique avec mes oreilles et l'envie. C'est ça qui m'a motivée.

Johann Berby
Mais est- ce que ces copains- là font toujours la musique aujourd'hui ?

Laurène Vatier
Oui. Après, est- ce qu'ils sont intermittents ? Je ne pense pas. Non, ce n'est pas bien.

C'est vrai que le cursus traditionnel, c'est conservatoire et tout ça et moi, je ne fais pas du tout ce bagage- là. J'ai commencé par la guitare quand j'étais ado.

Ensuite, il y a une association dans le Nord qui s'appelle Les Nuits Secrètes, qui organise un festival, mais qui organise du coup à l'année.

Johann Berby
À.

Laurène Vatier
Honneau et Ruyigi. Oui. Eux, à l'époque, ils me proposaient un truc super pour les…

Moi, je suis de la classe ouvrière, mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent. Donc, on va dire que la musique et les cours de musique, c'est un budget. Et surtout guitare. Moi, je voulais faire… Moi, j'écoutais du rock, donc si tu veux…

Je ne voulais pas faire de la guitare classique, je ne voulais pas aller en conservatoire. Donc j'ai trouvé via cet asso des cours et tu étais quand même scisse au roller, ce qui n'empêchait rien. Clairement, c'était ultra subventionné.

Et du coup, j'ai pu faire des cours de tour de guitare. Et il y avait aussi ce qu'on appelle des ateliers de jeune en groupe où on pouvait…

Où j'ai eu l'occasion, à 14 ans, de jouer avec une batterie, une basse, un piano.

C'est dingue de pouvoir toujours faire ça. Retoucher à tout.

Johann Berby
C'est ça. C'est super.

Laurène Vatier
Et j'ai découvert la basse via ces ateliers- là et je me suis dit « Non mais en fait, je crois que c'est ça que j'ai besoin ».

Je fais toujours un peu de guitare, mais j'ai vite bifurqué un an et un an après les cours de guitare pour faire des cours de basse. Et après, je ne me suis plus arrêtée. C'est la révélation.

Johann Berby
C'est ce que je voulais dire quand même.

Laurène Vatier
En tout cas, la basse, j'ai l'impression que c'est cocooning. Ça m'enracine, en fait. C'est grave et ça me… Je ne sais pas. Je me suis toujours sentie…

J'ai l'impression que c'est super complémentaire avec mon tempérament. Moi, je suis toujours dans le cosmos. Et du coup, la vatte, ça me ramène un peu sur Terre.

Même si on m'a souvent dit que j'avais un jeu assez aérien quand même. Parce que bon, je pense qu' on a une personnalité et on joue aussi avec qui on est.

Donc forcément, ça toujours paraît, mais ça m'aide à en racinement. Et voilà.

Du coup, suite à ça, j'ai… Bon, ça a été compliqué quand j'ai dit à mes parents que je voulais faire de la musique mon métier, clairement. Ils m'ont dit « Non, ce n'est pas.

Johann Berby
Un métier. » Carrément ? Oui.

Laurène Vatier
C'était un peu barbare et « T'es une femme dans ce milieu ?

Johann Berby
» C'est dans tous les milieux, mais au final…

Laurène Vatier
C'est ça, mais en tant que femme, t'as encore moins le choix.

Johann Berby
Parce que je veux dire que tu sois banquière ou musicienne ou pâtissière ou quoi que ce soit, t'es une femme et rien que ça, cette condition- là, c'est pas évident dans n'importe quel métier, au final. Mais bref, continuons.

Laurène Vatier
Et du coup, je ne sais plus où j'en étais. Oui, voilà, mes parents n'étaient pas super d'accord, mais j'ai rien lâché. J'étais déterminée. Et après le bac, je suis éduc.

Spé de formation. J'ai fait l'école à Maubeuche, là où je suis née, parce qu'il y a une école d'éduc. Spé.

Et je faisais déjà que de la musique tout le temps et tout. Et le deal avec mes parents, c'était « T'as ton diplôme d'éduc et après tu fais ce que tu veux.

Johann Berby
T'es.

Laurène Vatier
Culottée. C'est ça. Donc j'ai passé mon diplôme et après je suis partie en école de musique actuelle sur Tourcoing, donc une école qui s'appelle le F2M. E

t j'ai fait deux ans en classe de basse et c'était trop bien, mais c'était trop dur.

Moi, je débarque en mode feeling, sans vraiment savoir aller sur les notes sur mon manche, je savais les bases, mais j'étais vraiment pas branchée technique et harmonie et tout ça, je comprenais pas trop ce que je faisais. Je créais avec mes oreilles.

Du coup, il y a eu une … Un moment de réalignement où il fallait que j'accepte les contraintes, s'appeler ça comme ça. Parce que moi, j'étais un peu rebelle.

Laurène Vatier
Bref, du coup, ça n'a pas été simple pour moi au début. Après, je me suis rendu compte que tout ça, c'était des outils qui me servent encore aujourd'hui pour m'exprimer.

Tout simplement, c'est du vocabulaire, c'est du langage. Et après, tu l'appropries avec ton jeu et ce que t'as envie de raconter.

Donc, c'est vachement cool d'avoir eu la chance d'avoir rencontré tous ces profs, tous ces gens qui m'ont fait apprendre des morceaux que je n'aurais pas forcément relevé, d'avoir appris l'harmonie aussi, comment tout ça, ça fonctionne, comment ça marche.

Johann Berby
Ça te donne un cadre.

Laurène Vatier
Ouais, complètement.

Et après, ça fait évoluer avec les années, parce qu'il y a des choses que…

Moi, j'ai vraiment digéré l'école peut- être deux ou trois ans après.

Johann Berby
Je comprends bien sur des trucs. Je vois de quoi tu parles.

Laurène Vatier
C'est ça, on te blinde d'infos pendant deux ans.

Et après, il faut le temps de décantation, digestion. C'est trop bien. Tu te replanches sur des trucs, tu fais « Mais c'était ça, j'ai même pas compris ».

Donc, suite à ça, j'étais déjà sur Nile, du coup, dans des groupes et tout ça. Et j'ai été recrutée par une compagnie de théâtre pour être comédienne et bassiste sur un spectacle.

Ce qu'il faut savoir sur le théâtre par rapport aux musiques d'actuelles, c'est que c'est subventionné et que du coup, on a des cachets en résidence et tout ça. En tout cas, il y a du budget.

En tout cas, cette compagnie- là, elle se débrouillait bien. Surtout cette compagnie, j'ai pu avoir mon intermittence un an et demi après la sortie de l'école.

Ce n'est quand même pas simple, ce moment où tu n'es pas encore intermittente.

Du coup, tu fais des cachets, mais moi, à côté, je bossais parce que tu ne t'en sors pas assez.

Clairement, tu ne gagnes pas assez pour te payer un loyer et tout ça. La première année d'intermittence, c'était bien compliqué.

Johann Berby
Tu faisais quoi comme travail.

Laurène Vatier
À côté ? J'étais en intérim, dans un train d'agrément de fringues.

Johann Berby
Rien à voir.

Laurène Vatier
Rien à voir, mais l'intérim, c'est bien parce que ça me permettait de dire « Je suis pas à dispo là, j'ai un concert. Je suis pas à dispo là, j'ai un concert. »

De libérer des semaines entières sans contraintes, entre guillemets. Et puis, j'avais vraiment une équipe. Maïdure était super cool. Il était grave motivé pour que je sois intermittente et tout. Donc, C'est cool. Et après, j'ai mon statut.

Je tournais avec un band aussi néerlandais. C'était Sept Nanas. Moi, j'étais la seule à ne pas parler. C'était flamant, belge, mais du côté flamand.

Clairement, je ne comprends pas quand elle parlait. Sur scène, elle racontait des blagues et moi juste… C'était assez marrant.

C'était une super expérience d'être immergée dans un groupe qui parle pas ta langue. Et ça, c'était trop bien.

En tout cas, je m'amusais bien parce qu'en plus, la chanteuse, elle a la Sinatra. Elle était folle, en fait, et c'était super.

Donc, j'ai tourné avec elle pendant un petit moment. Après, j'ai aussi accompagné des artistes, Lilouaze, Oliver, d'autres petits projets. Et c'était quand ? Il y a cinq ans, cinq ans, cinq. Ouais. J'ai eu la chance de passer des auditions pour la tournée de Jennifer et j'ai été sélectionnée.

Laurène Vatier
Donc ouais, j'étais très contente. Bravo !

Ouais, voilà. Et du coup, voilà, grosse aventure, un an et demi de tournée avec elle, en passant des zéniths jusqu'au petit théâtre. Et ça, ça a été vraiment…

L'école, ça forme, mais le terrain, c'est.

Johann Berby
Encore moins. Là, tu prêches à convaincre. Je ne jure que.

Laurène Vatier
Par tout. Vraiment, j'ai pris du niveau sur cette tournée Puis, j'ai eu un directeur artistique qui est bassiste aussi et qui m'a appris plein de choses, puisqu'il a un bagage super intéressant.

Johann Berby
C'était qui le directeur artistique ?

Laurène Vatier
Il s'appelle Boom. Tom l'appelle Boom. Ok.

Johann Berby
Boom.

Laurène Vatier
Il porte bien son nom, exactement. C'est un peu ça. C'est un mec incroyable. Franchement, je vous conseille de suivre sur les réseaux parce qu' il bosse avec beaucoup de productions. Il a fait Angèle cette année, Claire Luciani.

C'est le directeur artistique de tous ces artistes- là et il fait vraiment un travail incroyable. Ce qui était cool, c'est que sur la Tour Eiffel, on n'était que des meufs.

Donc il y avait vraiment une sororité qui s'est installée, un truc très bienveillant, mais aussi on était assez exigeants avec nous- mêmes.

Donc franchement, vraiment, je crois qu'on devait se rencontrer avec les filles de la team.

Johann Berby
C'était l'histoire. Qui les musiciennes de cette tournée- là ?

Laurène Vatier
À la guitare, il y avait Audrey Tesson. Au piano, il y avait Nirina Racotto-Mavo. Et à la batterie, il y avait Camille Bigiau.

Johann Berby
Ok, super.

Laurène Vatier
Génial. Super équipée. Belle, belle team, des meufs qui défoncent tout.

Laurène Vatier
Franchement, c'était vraiment trop bien de jouer à.

Johann Berby
Leur côté. Vous avez fait des Poules et Ritmi sur la tournée de Jennifer ou pas du tout ? Il y.

Laurène Vatier
Avait un solo de batterie, Camille, il y avait un solo, si tu veux. Et des fois, c'est… Du coup, nous, on devait tenir le truc et il ne faut vraiment pas l'écouter, Camille, parce que sinon, tu…

Johann Berby
Il faut… Si, si, il faut le faire. C'est pas bon de couper ce que je fais. Ça dépend des approches de chacun, mais oui.

Laurène Vatier
Bien sûr. Il fallait rester dans le temps. Il fallait que nous, on reste. Enfin, qu'on tienne la barrette, parce que sinon, elle part loin.

Johann Berby
C'est.

Laurène Vatier
Trop bien. Camille, c'est incroyable. En tant que récomissionnée.

Johann Berby
J'adore ce genre de musicien, parce que moi, je comprends bien tout ce qu'elle fait, justement, et on bosse avec des gens comme Trilok Gurtu ou Terry Bozzo ou Prabhu Édouard.

Et c'est vrai que souvent, pourquoi j'ai réagi quand t'as dit « Il faut pas l'écouter. » ?

Et j'ai dit « Si, au contraire, il faut l'écouter. » Moi.

Laurène Vatier
Je l'écoutais pas du tout.

Laurène Vatier
Pour lui permettre de faire un solo. C'est parce qu'au tout début, en tout cas, de la tournée. Après, avec le temps, j'étais plus droite.

J'y ai forcément fait un peu de tournage, mais au début, « tandant » et puis elle fait son « tendance », il faut être bien le truc. Et je l'écoutais tellement.

Johann Berby
Que- Des excitoyantes, bien sûr.

Laurène Vatier
Je n'arrivais pas à revenir sur le temps.

Johann Berby
C'est intéressant parce que ça permet de développer davantage ton ton vocabulaire rythmique et t'amuser avec l'espace- temps, de te dire « Tiens, là, je vais volontairement être super droit ». I

l y a des batteurs comme Manu Katie qui ont un time super comme ça.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Christophe Wallemme, au-delà du Jazz avec ce musicien atypique.

Et à contrario, tu peux t' inspirer, te dire « Tiens, moi, je vais m'amuser avec des polyrhythmes et je vais faire entendre volontairement une pulsation, mais je vais penser en cinq temps au- dessus ou en sept ou de faire des sept tolés.

L'idée, c'est vraiment de s'amuser avec tout ça.

Moi, j'adore jouer avec des batteurs qui maîtrisent ça aussi, parce qu' on peut vraiment faire des groupes de fou. On se regarde, on se dit « C'est méchant ce qu'on fait.

Laurène Vatier
» Carrément. Puis, Camille, j'ai l'impression qu'elle a quatre cerveaux.

Elle arrive quand même à faire des polyrhythmi es assez incroyables.

Johann Berby
C'est une belle démarche artistique. Je ne peux que valider.

Laurène Vatier
D'ailleurs, elle chante aussi super bien Camille.

Elle a fait la baguette La Belle et Joe, ça se dit comme ça, je ne sais plus. Et elle a fait un morceau Patrick Chande qui est trop bien, c'est trop stylé.

Johann Berby
Ça me fait rebondir à ma prochaine question. Il me semble que tu chantes toi aussi.

Laurène Vatier
Oui.

Johann Berby
Est-ce qu'on peut parler de ça ?

Laurène Vatier
C'est ça. Elle a dit oui.

Et le chant, il est arrivé encore plus tard que la basse. Ça fait quoi ? Ça fait trois ans que je chante vraiment.

Johann Berby
C'est génial.

Laurène Vatier
Je prends des cours de chant et je m'y suis mis. Et c'est marrant parce que que sur la tournée de Jennifer, je faisais des chœurs qui n'étaient pas compliqués.

En vrai, c'était plutôt la pianiste qui faisait les tiers, c'est des trucs un peu tendus. Moi, j'étais plutôt l' entsoutien, l'octave, tout ça, donc ce n'était pas compliqué.

Et je n'ai jamais pris de cours de technique. En tout cas, je ne savais pas trop ce que je faisais, comment passer ma voix. On me demandait tout le temps de faire des chœurs.

Et j'ai passé une audition après la tournée de Jennifer pour rejoindre l'équipe de Laura Cox et j'étais finaliste.

Et en fait, je me suis rendu compte en écoutant et tout ça, qu'ils cherchaient plus une chanteuse basseiste qu'une bassiste- chanteuse.

Et la nana qu'ils ont recrutée là, elle était vraiment chanteuse.

En tout cas, en ligne, elle était super à l'aise et tout ça. Et moi, je n'étais pas du tout à ce niveau.

Et le fait de ne pas avoir eu cette audition, ça m'a boostée.

Je me suis dit, non, mais en fait, je ne peux pas rester sur cet échec, entre guillemets.

Laurène Vatier
Des petits acquis.

Cet échec qui m'a permis de me motiver à bosser le champ. C'est bien. Je suis bien fait de ne pas être…

Même si j'adore Laura et que je trouve que c'est une super belle personne.

Je pense que mon chemin était pas là, mais de m'être rendu compte que là, tu n'as pas été prise parce que c'est le chant, OK, là, il faut que tu t'y mettes. Et puis ça.

Johann Berby
Faisait longtemps que- Il faut que tu ailles pourquoi plus fort, en fait.

Laurène Vatier
Et ça faisait longtemps que je voulais en plus m'y mettre et tout ça. Je n'osais pas trop parce que le chant, c'est particulier.

Johann Berby
C'est notre intimité, on est vulnérable tout de suite.

Ça n'a rien à voir avec l'instrument. On peut se cacher derrière des effets ou de la technique, tu vois, pour pour essayer de combler.

« Je ne suis pas bon rythmiquement ? » « C'est pas grave, je vais faire de la technique. » « Je ne suis pas bon techniquement ? » « Je vais me combler avec…

Laurène Vatier
» Et en même temps, c'est super thérapeutique, le chant aussi.

Laurène Vatier
La musique de manière générale de toute façon, c'est clair. Mais le chant en particulier, ça m'a vraiment aidée.

Du point de vue confiance en soi, assurance, prise de parole, tout ça. C'est dingue, mais ça a des répercussions sur toute ta vie.

Johann Berby
De chantée. Absolument. Je conseille à tout le monde.

Parce que si t'as une posture qui est comme ça, qui fait « Bonjour, alors je suis bassiste et chanteur, je suis motivée. » Et puis t'arrêtes « Yeah, so, today… » Déjà, ça ne dégage pas du tout la même chose.

Laurène Vatier
Ouais, c'est clair.

J'ai plus, je crois, d'écouteurs de chanson depuis trois ans et du coup, ça m'a donné envie avec les ans, de monter un projet solo. Actuellement, je travaille dessus. Je chante en tant que Française parce que je ne me vois pas de chanter en une autre langue.

Johann Berby
Si c'était ma langue de cœur. Ou en néerlandais si tu le sens.

Laurène Vatier
Non, c'est clair que non. Je ne l'ai pas appris à l'école, moi, en France. Je n'ai aucune base. En anglais.

Johann Berby
Ou en estonien, ça marche très bien aussi.

Laurène Vatier
Toi, tu chantes en estonien ? Non. Tu n'as pas déjà essayé ?

Johann Berby
Non. J'apprends l'estonien comme je vis ici depuis 2019, mais chanter en estonien, ce n'est pas pour tout de suite.

Mais par contre, parler tous les jours avec les voisins, tout ça, ou mon portable, c'est cool. C'est cool. I like it. De toute façon, tout le monde parle anglais ici, donc c'est tellement simple.

Laurène Vatier
Ouais, c'est cool ça. C'est cool. Peut-être que je lui mette ? Voilà. Du coup, j'ai monté un répertoire en français avec mon copain, qui est aussi musicien, auteur, compositeur, guitarriste.

Laurène Vatier
C'est ça. C'est ça, ouais. Et on est assez complémentaires et tout est plutôt fluide.

On a mis du temps avant de faire de la musique ensemble, parce que je pense qu'on avait chacun notre truc à dos. Et voilà, ça ne s'est pas fait. Et en fait, après…

Johann Berby
Je me mets dedans de toute façon.

Laurène Vatier
Ouais.

Puis quelque part, comme c'est quelqu'un que tu aimes beaucoup, il y a une forme d'admiration mutuelle sur nos compétences.

Quand quelqu'un qu'on aime nous dit il y a quelque chose en lien avec notre jeu ou notre musicalité, c'est tout de suite un peu plus…

Johann Berby
Vélicat.

Laurène Vatier
Voilà.

Johann Berby
Ça touche aux émotions tout de suite, à l'ego et à plein d'autres choses. C'est ça.

Laurène Vatier
Donc, il faut juste savoir faire la part des choses quand on est en couple et quand on travaille, c'est important.

Après, j'ai eu des copines qui m'ont dit « Attention, travailler avec son copain, ça peut être hyper dangereux. » Oui, c'est sûr. Parce que du coup, tu mélanges un peu vie perso et vie pro. Mais il faut juste bien communiquer et bien géré.

Johann Berby
J'allais venir. La communication et les règles, en fait.

Laurène Vatier
C'est.

Johann Berby
Exactement ça.

Laurène Vatier
Franchement, je suis super fan de sa façon d'écrire et de sa fluidité.

Pour moi, c'était évident qu' il allait faire partie de ce projet que je défends toute seule, mais qu'on est deux autour de ces compos, autant dans l'écriture que dans l'arrangement.

Dans l'arrangement basse, ça, c'est plutôt moi, mais dans l'arrangement général des chansons, des choix, des accords et tout ça, il y a un peu de nous deux dans ce projet.

Ça, j'aime bien.

C'est toujours plus riche quand tu fais des créations en groupe, je trouve. Tiens, j'en ai pas parlé, mais un truc que j'ai aussi beaucoup aimé dans ma jeunesse.

J'étais vieille, mais j'ai participé à des sessions de création collective qui s'appellent les Secret Sessions.

Le principe, c'est on a deux heures pour créer un morceau qui se sent en monte sur scène et au bout de deux heures, c'est enregistré, filmé sur scène.

Et ça dure trois ou quatre jours et il y a une trentaine de musiciens qui vont, qui viennent. Et ça a été incroyable pour moi, cette expérience.

Tu joues avec des gens avec des musiciens à tout horizon. Il y a des choses qui sortent, qui sont incroyables, qui sont vraiment du moment, de l'inspi.

Laurène Vatier
J'ai fait ça à Paris, je fais ça à Bruxelles.

Ça continue à Bruxelles via le festival francophone qui aurait utilisé le concept de secrétisation pour ouvrir son festival.

Johann Berby
Du coup, quelle est ta démarche dans ce genre de contexte ? Tu préfères partir de la ligne de basse ou d'une ligne mélodique ou alors on donne une grille d'accords, ça t'inspire la ligne de basse ? Comment tu fonctionnes ?

Laurène Vatier
La plupart du temps, il y a une idée qui est lancée.

Ça a déjà été des idées à moi, mais ça a déjà été des idées d'un guitariste ou d'une chanteuse, d'un pianiste. En fait, on communique, on se dit « Tiens, c'est pas mal ça ».

Et puis, on jambe, on fait tourner des trucs. Et au bout d'un moment, on essaie de structurer un peu. Et après, des fois, ça m'est arrivé deux fois d'assister en tant que…

Là, je ne participais pas, parce que j'ai été bénévole une année aussi sur ce dispositif.

C'est un truc qui ne marche pas sur une vie de danse dans une scène. Ils essaient de créer, mais ça ne marche pas.

Sur une musique-sans-sourc e scène, ils essaient de créer, mais ça marche pas. Et voilà, ça arrive aussi.

Johann Berby
C'est génial aussi.

Laurène Vatier
C'est intéressant de voir comment humainement, tout ça, ça se construit aussi d'un regard extérieur.

Qui a plus un rôle de lead ?

Qui est plus suiveur, mais très à l'écoute, en essayant vraiment de porter et de servir ce qui est en train de se créer ?

C'est intéressant. C'est de la sociologie.

Johann Berby
Non, mais complètement.

Parce que tout ça, au final, c'est que de la psychologie. De toute façon, ce que tu viens de dire, comme d'hab quelque chose de super intéressant.

Tu as dit, tu vas avoir le leader et celui qui est suiveur. Et en fait, socialement, on fonctionne aussi de toute façon comme ça.

S'il se passe une situation catastrophique, tu as toujours une personne qui va faire « Bon, on réorganise, on prend la nourriture, on fait du stock.

Ensuite, qui sait faire des soins ? Les premiers seins, toi, toi, toi, toi.

Ok, allez vous occuper des personnes.

Ok, qui est-ce qui s'est bricolé ? Toi, tu vas là. Toi, tu vas là. » Parce qu'on a besoin de leaders et on a besoin de suiveurs aussi.

Laurène Vatier
Oui.

Johann Berby
Oui. Et les deux.

Laurène Vatier
Sont complémentaires, parce qu' être suiveur, c'est être un suiveur entre guillemets, il faut une écoute quand même qui fine. Empathique.

C'est ça. Et puis, ils vont être dans la nuance, la subtilité, servir la musique, en fait. Ils sont un.

Johann Berby
Peu là pour ça. Ouais.

Laurène Vatier
Là, de.

Johann Berby
Son ego.

Laurène Vatier
C'est vrai que à l'école, on me disait souvent que… Une première chose qu'on m'a dit et j'ai retenue, c'est que tu as une super musicalité, mais tu n'es pas technique.

C'était le début, c'est pas grave. C'est vrai, en tout cas, j'étais pas une bassiste technique. Je le fais un peu plus maintenant, mais en tout cas, j'étais plutôt feeling et écoute, en fait. É

coute de ce qui se passe et de ce que la batterie me raconte et la guitare aussi. Pour moi, créer quelque chose qui est cohérent. La musicalité, je trouve que c'est quand même… Pour moi, c'est la base.

Johann Berby
Bien sûr, mais de toute façon, tout est lié.

On a quand même de toute façon besoin d'une certaine technique.

Et plus tu en auras et plus ta musicalité prendra de l'ampleur après, ce qui fera la différence, ça va être tes goûts et comment tu arrives à faire en sorte de connecter tout ça avec les personnes qui écoutent.

Parce que tu as plein de personnes qui ont une technique monstrueuse à la base pour la batterie et tu.

Laurène Vatier
Écoutes, tu fais des.

Johann Berby
« blblbl » et à contrario, tu as des personnes qui ont le même niveau de technique, voire plus, et mais qui savent se connecter avec les autres parce qu'ils mettent la musicalité en avant.

Laurène Vatier
La technique doit servir de la musicalité.

Johann Berby
Tout à fait.

C'est une question d'approche. Moi, j'ai beaucoup appris avec la musique indienne vis- à- vis de ça, parce que en rencontrant Zakir Hussain et en ayant plein de gourous sur place, Sultan Khan, etc, ou Ari Prasad Shurasia, qui ont une technique que je n'ai jamais vu quelqu'un en Occident avoir un level technique et rythmique comme ça.

En Europe, aux États-Unis, même dans le jazz, ils en sont encore à des années- lumière. Quand tu écoutes des mecs comme ça qui font juste « ouh » et puis ils partent dans des trucs de fou.

Tu entends la complexité, mais en fait, ce n'est pas ça que tu entends au premier, c'est la musicalité.

Tu as envie de pleurer, tu as les larmes qui montent.

Et après, quand tu analyses, tu fais « Et en plus, techniquement, c'est complexe. Mais what ? » Mais what ?

Laurène Vatier
C'est tout un autre d'autres codes, d'autres façons d'entendre.

Johann Berby
Oui, parce que l'approche est différente.

Johann Berby
C'est connecté à la nature, à la spiritualité, aux étoiles.

Les raagas, on va les jouer à une certaine heure de la journée. Tu vois, chaque instrument est lié à une divinité.

Moi, je joue du meridien gamme, des tablas, donc c'est Ganesh, le dieu des musiciens qui est là pour la prospérité, etc, l'abondance. Tout ça, c'est super intéressant d'étudier ça, les vibrations, l'énergie.

Tu vois, c'est waouh. Il y a.

Laurène Vatier
Quelque chose de très spirituel. Moi, je trouve dans les fréquences basses, il y a aussi ça.

Dans tous les instruments, mais moi, je suis vachement plus sensible à ces vibrations. Je ne sais même pas comment dire.

Johann Berby
Ça.

Laurène Vatier
Détend. J'aime bien utiliser des effets, des shimmers, des delays, quelque chose de très ambiant. C'est un punchline de la base qui détend, qui est.

Johann Berby
Vraiment dans le ventre.

T'as un super univers.

Je ne sais plus comment je t'ai découvert, je crois que c'était une de mes assistants, soit Chloé, Manager Support ou Koloina, peu importe, mais qui m'a envoyé un email dans un logiciel en interne, où toutes les infos sont centralisées.

Puis elle m'a dit « Tu connais cette bassiste ? Ce serait intéressant de l'interviewer. En plus, elle est ch'tie comme toi.

Laurène Vatier
» C'est génial. Non mais c'est fou parce que, bon, moi je serais perdue au fin.

Johann Berby
Fond du Nord.

Laurène Vatier
C'est cool.

Johann Berby
Ça a captivé mon attention. Je me suis dit « Bon, si les filles m'envoient ça, je prends cinq minutes pour regarder. » Et j'ai regardé effectivement quelques vidéos et j'ai adoré ta voix, j'ai adoré ton jeu et l'ambiance qu'il y avait autour.

Je fais « Ah non mais of course », je te contacte direct et tout de suite, je t'ai envoyé un message.

Je t'ai dit « Bon voilà, on a une série de podcasts, est-ce que tu voudrais participer ?

Parce que ce que tu fais, c'est super, ça me touche en plus. » Et je vois qu'on a plein de choses en commun.

C'est génial. Merci d'avoir dit oui.

Laurène Vatier
Franchement, j'ai jamais fait de ça. J'ai jamais fait de podcast.

Johann Berby
Je te souhaite d'en avoir des centaines de milliers d'autres.

Laurène Vatier
Non, mais ouais, c'est cool.

Johann Berby
Ça te dirait de nous jouer un petit morceau, un petit extrait comme ça, quelques secondes.

Laurène Vatier
Ou quelques extraits ? Carrément. Dans ma démarche, avant de jouer, je vais t'expliquer un tout petit truc.

Ma démarche solo, elle a aussi émergé parce que j'ai découvert The Bassist que tu connais, qui s'appelle Jaco Pastorius.

Je l'ai surtout relevé, en fait. J Et surtout, « Portrait of Tracy », c'est vraiment pour moi un morceau qui m'a ouvert mon champ des possibles.

Je me suis dit « En fait, on peut faire tout ça avec une basse ».

Laurène Vatier
J'ai mis du temps à savoir faire ce morceau. Je l'interprète à ma façon, puisque je pense que c'est un peu la preuve de Jaco, de manière générale, de s'approprier. Et du coup, voilà, juste pour dire ça avant de commencer un petit morceau.

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Johann Berby
Yes. Pour tous les auditeurs et auditrices qui nous écoutent, dans l'université Groupe Black EP, on a fait une formation dédiée à Jaco Pastorius. Avec les tablatures, il y a tout relevé, note à note, solo inclus. Donc, je crois à l'époque, ça m'a pris deux mois à tout filmer.

Laurène Vatier
Incroyable. C'est vraiment un truc qui…

Laurène Vatier
Il a vraiment changé la donne dans l'ouverture, dans Il a osé des choses, il a expérimenté et ça peut que faire des petits ce genre de démarche auprès de plein de musiciens. C'est vraiment trop bien.

Johann Berby
Parce que c'est quand même un musicien bien, qui impressionnent beaucoup.

C'est pour ça que je voulais dire ça aussi.

Pour ceux qui ont toujours rêvé de jouer les lignes de basse, mais qui sont, je ne vais pas dire dégoûtés, mais qui ont peur parce qu'ils disent « J'ai pas assez de technique », etc, il faut pas avoir peur, justement, dans ce programme- là.

Je joue tout lentement, je joue tout au tempo médium et ensuite tout au tempo normal. Et encore une fois, il y a les tablatures, des backing tracks, faites- vous plaisir.

Et on donne en plus, déjà gratuitement aussi toutes les partitions.

Laurène Vatier
Voilà. C'est cool. Voilà, si je vous conseille à un moment donné. Je crois que moi, c'est un peu un indispensable d'un moment, se poser sur Jaco, rien que même écouter. C'est trop bien beau.

Johann Berby
Ça libère trop de choses techniquement, c'est un truc de fou.

Laurène Vatier
Franchement, c'est pas comme ça à la reprise de Blackbird.

Franchement, c'est trop bien. Et puis surtout, cette technique liée aux harmoniques aussi, moi, elle m'a tout de suite plu. Ce que je trouve que c'est…

Dans mon projet, je vais faire souvent des harmoniques et des atmosphères comme ça. Je vais faire un petit coup de gel coat et après je vais faire un petit coup de…

Réinterpréter, évidemment, chose. Voilà. Merci. Bye. Une

Laurène Vatier
ampoule dans l'univers, des ampoules au long de la Terre.

Je navigue sur une drôle de toile que l'on a tissée dans les étoiles et quand je veux rejoindre la Terre, je rebondis sur son atmosphère, repoussée par le tonnel, par la peine et la colère. Ma maison faite de lumière. Ma raison est une poussière.

Je m'enracine dans quelques nuages et je continue ce long voyage, passant parfois près de votre terre, celle que mes aïeux travaillaient. Je la laisse loin derrière avec ses drames et ses guerres.

Je m'amuse avec cette drôle de toile et je dessine entre les étoiles d'autres constellations à mon goût, la vieille branche et le marabout.

Le pyjama le hibou, les esquimaux dans les glous. Une ampoule dans l'univers. Des ampoules loin de la Terre All right. Je me suis un peu trompée à des moments, mais bon.

Johann Berby
Personne ne sait parce qu'on ne connaît pas, on n'est pas dans ta tête, donc il n'y a que toi qui le sait.

Laurène Vatier
Ok, d'accord. C'est très tôt, je n'ai jamais fait ça.

Johann Berby
Mais non, mais c'est cool.

On est entre nous, c'est ça qui est bien. Et en plus, dans cette communauté des grooveurs créatifs, on n'est pas là, comme je le dis toujours et je le dirai jusqu'à mon dernier souffle, on n'est pas là pour se juger.

On est là pour se tirer vers le haut.

C'est ça qui est cool, c'est qu'on attire que des profils comme ça.

Parce qu' en ayant un discours comme ça, les gens qui savent qu'elles sont judgementales ne sont pas attirés par nous.

Tant mieux, allez ailleurs, please.

Allez mettre une salle ambiance ailleurs et comme ça, on n'est qu'entre nous et ça reste chaleureux, humain et positif. Ça fait du bien.

Laurène Vatier
Et quand on toute neuve. J'aime bien quand elles sont un peu usées, mais là elles sont brillantes. Et du coup, je joue sur une Sadowski Jazz Bass avec le préamplice Sadowski qui est incroyable.

Johann Berby
Est- ce que tu peux nous parler de…

Si on peut continuer, parce qu'on a parlé de Jaco, mais est- ce que tu peux nous parler de tes autres influences musicales ?

Quelles sont les autres influences musicales que tu as ? Et s'il y a des non-bassistes, tant mieux. Et si tu peux nous en parler, nous expliquer de quelle manière ça t'a influencé, par exemple ?

Laurène Vatier
En fait, moi, j'écoute beaucoup des projets francophones et notamment des projets québécois, parce qu'il y avait des trucs trop bien par.

Johann Berby
Là- bas. Bien sûr, tout à fait.

Laurène Vatier
J'écoute des projets de Louis Jean Cormier, par exemple, c'est un auteur, compositeur, chanteur québécois.

C'est incroyable. J'adore sa façon d'écrire. Marie-pierre Arthur aussi. Carquois, ça, c'est le projet de Jean-Cormier Jean-Cormier.

Il y a aussi… Après, en basse, j'ai aussi beaucoup écouté Wulfpeck. C'est mon, ça dépend. Et le jeu du bassiste est super impressionnant avec son débit de double crochet.

C'est incroyable. Je trouve ça d'une stabilité inspirante. Après, voilà. Peut-être que j'écoute plus de choses différentes.

J'ai écouté aussi beaucoup Rora une période. Je trouve que c'est une artiste…

Toute tes live sessions, je trouve qu'elle dégage un truc très spirituel, elle danse et j'aime beaucoup. Après, en artiste francophone d'aujourd'hui, j'écoute plus des artistes francophones du Québec, j'avoue.

En France, il y a Pomme que j'aime bien aussi, Jeanne Adèle qui est basseuse, qui a des fois appris la basse sur scène.

Si je vous dis des trucs, je te le dis. J'ai pas de style à proprement parler où je me dis là, c'est mon truc. J'aime bien aller un peu voir partout.

Johann Berby
Oui, c'est génial.

Laurène Vatier
Après, ce style de base, c'est vrai que je trouve que le Slap, sur la montre, on est rad comme ça. C'est cool.

Le sap, ça peut être cool, mais par contre, j'en ai pas dans mes morceaux.

Peut- être un jour, mais en tout là, pour le moment, je suis propre de quelque chose de plutôt doux et d'aérien, donc c'est pas très approprié dans du Slap.

Johann Berby
Sauf si tu fais un Slap doux et un morceau groovy aérien, qui sait ?

Laurène Vatier
Oui, c'est clair. On peut tout en dire qu'il y a plein de techniques.

Johann Berby
Oui, parce que Slap ne veut pas forcément dire débier.

Laurène Vatier
L'ethnique agressive. C'est vrai que je l'associe vachement à un truc très incisif.

Johann Berby
C'est pas forcément… Ça peut être doux, ça peut être soft, ça peut être caliente, chaleureux.

Laurène Vatier
C'est ça, mais complètement, ouais. Après, j'aime beaucoup le genre d'accord. Ça, c'est vraiment mon jean d'accord.

Johann Berby
Pour moi, c'est un truc… Génial. Tu m'étonnes. Je ne peux que valider. Surtout, en plus, pour jouer de la basse et chanter en même temps, c'est juste extra.

Laurène Vatier
Ouais, et puis ça donne vraiment une autre couleur, je trouve. Je ne sais pas, il y a un truc très jazz, même. Si on enrichit les accords tout de suite, je trouve qu'il se passe quelque chose.

Johann Berby
Oui, comme on est limité par le nombre de choix, on est obligé d'aller à l'essentiel dans le choix des voicings.

C'est ça qui est génial.

Ce que j'adore, par exemple, c'est créer des balades en accord et chanter par- dessus, quelque chose de super émotionnel, de mélancolique, de tragique, de triste. Ça marche super bien à la base.

Laurène Vatier
Franchement, c'est clair. T'as fait une vidéo sur les accords à la base ou pas ?

Johann Berby
Je ne sais pas. Pas tant que ça. Il faudrait que je développe un peu plus ça. Ça, c'est Ouais, je ferai. Je partagerai mes petits secrets avec grand plaisir.

Laurène Vatier
Oui, c'est le connaissance. Je trouve ça plutôt…

Il ne fallait pas qu'on a compris le truc, qu'on a compris les positions et comment on roulait les tierses et les septième, parce que c'est en fait ça qu'on peut jouer notre intervalle.

Et puis, il y a le dé renversement et tout ça, mais je trouve que ça ouvre le champ des possibles.

C'est trop cool.

C'est vrai que je le dis plus quand je m'accompagne en solo, mais je ne l'utilise pas beaucoup quand je suis bassiste dans un band et qu'il faut être des fondations du truc avec la batterie. C'est vrai que je joue moins en accord.

Johann Berby
Non, mais ça peut se faire. Ça peut se faire aussi.

Tu tiens à un groupe et même si tu fais un intervalle harmonique, c'est- à- dire deux notes, tu fais par exemple, je ne sais pas, do mineur, tu fais C au huitième case, corde de mi et mi bémol, huitième case, corde de sol.

Rien ne t'empêche de dire « Tiens, je vais faire une petite extension. Je reste C au huitième case, corde de mi. Je vais faire si bémol, huitième case, corde de ré et je vais faire sol, 12ème case, corde de sol. »

Boom, là, je mets la quinte et puis ensuite, je vais faire des renversements, mais tout en gardant le groupe.

J'adore faire ça. Ça s'y prête bien, surtout quand il n'y a pas beaucoup d'instruments.

Si on est en trio, quartet, tête qu'un tête comme ça, pas tout le temps, mais sur certains passages, ça assoit l'harmonie en même temps le groupe. Tu vois, tu es là et…

Parce que ça se fait beaucoup dans les groupes de Chicago, tout ça, dans les groupes de basse.

Tu vois, je ne sais pas si ça se fait un peu en Europe, mais tu vois, tu prends des gros mal à la tour of power, tu as un petit débit et de temps en temps, tu places ça dans ta ligne de basse, c'est genre « Yes, chaleur dans le gazole total.

Laurène Vatier
»des petites interventions.

Johann Berby
Exactement.

Laurène Vatier
Ça.

Johann Berby
Enrichit, ça met du soleil, de la chale. C'est trop cool. J'adore dire « chale ». Ayant grandi dans le Nord, il n'y avait pas beaucoup de chaleur C'est ça.

Laurène Vatier
Elle était dans le cœur. Elle n'était.

Johann Berby
Pas dans l'air. C'est ça, elle est dans le cœur des gens.

Laurène Vatier
C'est ça.

Johann Berby
Est- ce que tu peux nous parler de tes autres projets ? Je crois que tu as un projet avec des enfants autour de la pédagogie. J'aimerais qu'on puisse parler de ça, s'il te plaît.

Laurène Vatier
Oui, complètement. J'ai pas mal manqué de modèles féminins, en tant que musicales, en musique actuelle notamment.

J'ai créé un spectacle à partir de trois ans.

C'est un conte musical qui s'appelle Éclore et qui raconte l'histoire d'une petite fille qui veut vivre de la musique.

Et il y a un peu des bouts de ma vie, évidemment, mais il y a aussi des bouts de la vie de mes copines musiciennes. Je voulais vraiment pouvoir leur donner la parole aussi à travers ce spectacle.

Parce que c'est compliqué de vivre de la musique, on va pas non plus se cacher. Il faut quand même être déterminé, il faut rien lâcher. Il y a des.

Johann Berby
Moments- Ça dépend. J'ai un discours différent.

Laurène Vatier
Moi, vis- à- vis de ça. Ah vas-y, ça m'intéresse.

Johann Berby
À l'heure d'aujourd'hui, si on embrasse la technologie et qu'on utilise les réseaux sociaux intelligemment, je dis ça parce qu'on a un programme qui s'appelle Groove Like a Pig Profit Boost » dans lequel j'enseigne aux musiciens à gagner de l'argent grâce à Internet.

Et je n'ai pas honte ni peur de parler d'argent parce que c'est un vrai tabou en plus en francophonie, c'est ce qui est ridicule et hypocrite à la fois.

Donc cassons un peu ces tabous une bonne fois pour toutes.

L'idée, pour moi, n'est pas d'avoir le plus de vues, parce que ce n'est pas en ayant le plus de vues sur les réseaux sociaux qu'on gagne de l'argent. Mais c'est en sachant vendre ses produits de la manière la plus intelligente avec ce que j'appelle tout simplement des systèmes automatisés.

Ce n'est pas moi qui ai inventé ça. Je suis allé me former depuis 2009 aux États-Unis, en Angleterre, en Australie, etc. E

t comme avec GROOVE LIKE A PIG®sur le segment basses, j'en ai parlé d'ailleurs, j'ai rédiger un livre, je me permets de faire un peu de publicité.

Désolé, ce n'était pas prévu.

Mais vu qu'on en parle autant, j'ai écrit un livre qui s'appelle Le talent ne paye pas tes factures, dans lequel je partage le chiffre d'affaires de GROUVE LIKE A PIG avec des captures d'écran de manière transparente.

Johann Berby
Voilà, j'explique que quand on n'a pas de chance, rien que sur le segment basses, on génère son dans les 120 000 €.

Mais l'idée, c'est de faire ça intelligemment, parce que les musiciens, il y a très peu de personnes qui enseignent comment gérer ses finances à des musiciens ou même à des gens normaux.

À l'école, on n'apprend pas ça.

Donc d'avoir une éducation financière, déjà, c'est la base pour soi, pour son couple, pour ses enfants, avoir des projets, etc.

Savoir gérer ses priorités, donc gestion des finances. Ensuite, comment attirer des personnes qui seraient susceptibles d'être intéressées par ce que tu fais ?

Parce que tout le monde a un public. Tu peux faire du Death metal punk, funky, hardcore. Il y a quand même des gens qui vont adorer.

Donc maintenant, comment tu mets des systèmes en place pour attirer ces personnes- là ? Et ensuite, comment tu fais pour vendre tes produits et services à ces personnes- là ?

En utilisant les réseaux sociaux de manière intelligente et la communication bienveillante, on peut vivre confortablement sans avoir besoin de donner son temps.

Parce que malheureusement, si on ne fait pas de concert, c'est ce que j'explique dans le livre, si on ne fait pas de concert et le Covid a été un très bel exemple, si on ne fait pas de concert et qu'on n'a pas diversifié ces sources de revenus, on est un petit peu malheureusement dans le baba, alors qu'Internet, ça travaille pour nous 24 heures sur sept.

Johann Berby
C'est ça qui est beau avec la technologie.

Laurène Vatier
Je suis carrément à la ramasse pour actus et.

Johann Berby
Tout ça. Non, mais il n'y a pas de souci. C'est mon travail d'éduquer.

Laurène Vatier
Oui, carrément.

Franchement, c'est intéressant parce que c'est vrai que, en tant que musicienne, on doit faire tellement de trucs différents, gérer tellement de choses au- delà de juste pratiquer notre instrument. C'est une gestion autour de.

Johann Berby
On est multi casquettes. On est producteur, éditeur, tu vois, c'est producteur, tour manager.

Laurène Vatier
Trop de casquettes, au bout d'un moment.

Johann Berby
C'est pour ça que je me tue à déconstruire le cliché et je me bats vraiment sincèrement depuis des années.

En ayant ce discours, je ne changerai jamais de position jusqu'à ce que ce soit réellement fait, de déconstruire le truc que t'es musicien », « c'est pas un métier », « t'es musicien », « c'est un décent, tu demandes 2 000 € pour une date », « mais ça va pas ou quoi ? Moi, les gens qui ont un discours comme ça, j'adore les casser avec plaisir.

Laurène Vatier
Oui, complètement.

C'est comme les musiciens qui jouent gratos. C'est ça ? Non, mais ils peuvent si c'est du loisir et tout ça, mais il faut que les musiciens prennent…

Ça peut permettre de rémunérer. Il y a des gens qui vivent de ça. Tu acceptes, tu es gratuit, gratos, au bout d'un moment… Bref.

Johann Berby
Mais on paye nos factures, on s'achète nos maisons, on emmène nos familles en vacances avec notre talent, en jouant cet instrument qui est derrière.

Moi, l'idée, c'est plutôt de dire pourquoi on a un état d'esprit misérable en France avec l'argent ?

Ça, c'est une vraie problématique.

Travaillons dessus, faisons-nous des câlins et virons ce tabou une bonne fois pour toutes. Parce que parce que pourquoi on accepte qu'un plombier ait des honoraires, qu'un médecin…

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Ou si t'as le cancer, tu vas aller voir un cardiologue qui n'a pas de solution, mais t'es prêt à payer 1 000 €, 2 000 € parce que tu sais que tu vas mourir. Mais un musicien qui demande ça, parce que moi, c'est mon tarif, sinon je ne joue pas.

Chacun a ses honoraires. « Ouais, mais c'est trop cher en France. » Je vais aller voir ailleurs.

Au Brésil, si je dis « Tiens, moi, mon tarif avec tout ce que j'ai fait dans ma carrière internationale, c'est 2 000 €. » Les mecs rigolent. Ils se foutent de ma gueule. « Tu n'es pas sérieux, Johan ? Tu n'es pas crédible ? » En Inde, c'est pareil.

Donc pourquoi dans le reste du monde, l'état d'esprit est inversé ?

Johann Berby
Et en France, on cultive ce côté misérable.

Genre, non, on est en France, c'est comme ça et ça doit être comme ça. Non. Il faut vraiment s'éduquer, se dire « Tiens, mon standard, peut- être qu'actuellement, il est bas.

Et c'est le standard de plein de gens. Et c'est OK pour ces gens- là. Mais ce n'est pas OK pour moi.

Parce que j'aspire à aller plus haut. J'aspire à faire de grandes choses avec tout ce que j'ai travaillé, tout ce que j'ai appris, tout ce que j'ai acquis, l'expérience.

Parce qu'on peut trop tirer ta base de main, on peut la brûler, on peut brûler ta maison, tout ce que tu veux.

Mais il y a une chose qui restera toujours, c'est ton expérience, ton expertise, ton savoir- faire. Tu vois ça ? Et ça, c'est une valeur inestimable, la valeur des choses.

C'est super important d'éduquer de cette manière- là.

Laurène Vatier
Ouais, ouais, je suis d'accord.

Après, l'intermittence, c'est quand même un statut qui peut être pratique. Mais voilà, ça a aussi ses limites parce que du coup, on peut vite être dans une sécurité qui…

Johann Berby
Qui est en prison.

Laurène Vatier
Voilà, en fait. Et des fois, tu acceptes des jobs que tu n'aurais pas forcément acceptés si.

Johann Berby
Tu n'étais pas interdit. Je ne l'aurais pas dit dans un podcast, je l'ai dit dans le livre.

Mais plus qu'on est en discussion sincère et authentique et transparente et que c'est aussi ma démarche, tout à fait, c'est ce que je pense.

Dans le livre, je dis même que les musiciens qui ont pour ambition de se professionnaliser, que leur ambition, c'est d'être intermittents, et je le dis comme ça, ça veut dire que ton ambition, c'est d'être chômeur, point barre.

Laurène Vatier
Oui, il faut aussi savoir que c'est un statut. Et encore, c'est un régime du chômage. Je comprends toi.

Johann Berby
J'ai rien en soi contre ça, mais malheureusement, on s'en ferme dans d'autres choses.

Là, tu vois les images, mais pour ceux qui écouteront la version podcast, j'explique pourquoi il y a des grosses entreprises américaines qui n'ont rien à voir avec la musique qui viennent me voir pour me demander des conseils et je travaille avec eux.

Tout ça, c'est disponible sur Internet, c'est transparent et ce n'est pas du blabla, bullshit, vendeur de rêve, vendeur de tapis comme on pourrait voir les influenceurs.

Achète ma formation grâce à mon programme, c'est pas que tu vas devenir millionnaire en un clic. Non, je ne fais pas ce genre de choses.

J'aime l'honnêteté, la transparence. J'ai une réputation aussi à tenir. Je fais attention à ça. Et l'idée, c'est vraiment de partager sincèrement.

Voilà ce qu'on peut faire aujourd'hui quand on est artiste, qu'on est motivé, qu'on est prêt à se retrousser les manches, qu'on est prêt à mettre de l'huile de coude sur la table et envoyer du lourd. Parce qu' avoir du talent, ça ne suffit pas.

Ça n'a jamais suffi de toute façon. Mais on est dans un monde qui, politiquement, est très complexe, qui est gouverné en plus par des milliardaires complètement tordus.

Johann Berby
Je rentrerai pas dans les détails.

Donc des situations comme ça, on va en avoir malheureusement de plus en plus.

Si ce n'est pas le Covid, ça va être parce que oui, c'est des catastrophes naturelles, écologiques, ou alors parce que c'est l'effondrement de l'argent, ou alors c'est parce que c'est l'effondrement social et du capitalisme.

Il va y avoir plein de problèmes géopolitiques à gérer dans les prochaines décennies.

Donc, nous, en tant qu'artistes, on ne peut plus se permettre juste de gratouiller notre instrument et de se dire « On va vite grâce qu'à la scène. » Non. On doit apprendre à divertir nos sources de revenus. C'est très, très important.

Laurène Vatier
Oui.

Après, un côté positif avec l'intermittence, c'est que parfois, ça te force, ça te sort de sa zone de confort.

Dans le sens où moi, mes cachets, c'était principalement les autres projets.

J'étais rattachée à des autres projets et j'ai eu la volonté que, au moins, toute la moitié de l'intermittence dépend de moi, clairement, de mon projet solo parce que c'est important.

Tu te dis que tu ne dépends que des projets des autres pour vivre.

Au bout d'un moment, moi, j'ai senti un peu le limite à ça.

Je me suis dit « En fait, il va falloir que je me débrouille aussi moi par moi- même, et puis j'avais des propos, j'avais envie de créer, d'exprimer des choses et tout ça.

Et du coup, ça m'a aussi forcé à créer des choses, à me dire non, mais je veux que une partie de mon intermittent soit liée à mes concerts, solo, à moi et à mon spectacle public.

Et franchement, c'est bien.

C'est bien. C'est bien le côté positif du truc.

Johann Berby
Mais clairement, mais continue du coup de nous parler. On a fait une petite parenthèse.

Laurène Vatier
De.

Johann Berby
Revenir à ton projet pour les enfants.

Laurène Vatier
La pédagogie.

C'est vraiment super. Le but, c'est de parler des rêves et de croire en soi et de croire en ses rêves.

Je trouve ça important dans cette société de dire aux enfants « Allez- y, si vous avez quelque chose au fond de vous qui ne demande que ça, je parle de l'enfant intérieur, un peu de la l'enquête intérieure, c'est un peu l'artiste intérieur, c'est pareil.

Et on a, de temps en temps, dans notre société à l'étouffer, à bien lui dire de bien rentrer dans les cases, où en fait, c'est pas possible.

Ça donne des burn out et j'ai pas envie que les gens tombent vers ça. Donc je me suis dit, on va attaquer à la source, les enfants.

Et voilà, on va partager tout ça, toutes ces belles valeurs qui sont importantes pour moi.

Et surtout aussi parler de femmes, de filles et j'ai été construite aussi dans ce spectacle, le prendre soin, le fait que tout un peu ces cases qu'on a pu mettre sur les femmes.

Non pas que c'est mal, que c'est mauvais, c'est bien, mais on n'est pas…

La femme n'est pas que ça. Elle peut être plein d'autres choses.

Laurène Vatier
Donc voilà, je défend tout ça dans ce spectacle.

Et je fais aussi, je fais découvrir la basse, puisque c'est un ensemble qui est pas super connu.

Et du coup, j'ai tout un petit Medley où je raconte l'histoire de la basse. Je fais les deux basses super connues, c'est un peu interactif, tout ça. Yes, trop intelligent.

C'est important. J'éduc. Il y aura plein de bassistes et tout.

Johann Berby
Ça sera trop cool. Écoute, j'espère bien. Surtout dans notre belle région un peu ravagée.

Il faut le dire aussi, soyons honnêtes.

Nous, on était famille d'accueil. Ma maman, en tout cas, était assistante maternelle. Je crois qu'on appelle ça assistante familiale aujourd'hui.

J'ai le lui, j'ai vu malheureusement beaucoup d'enfants tristes, violentés, etc, passer à la maison. On prenait soin d'eux.

Si on peut apporter de la joie, du bonheur à travers la musique, l'éducation, la pédagogie, forcément, je ne peux que soutenir, valider et tu le sais, promouvoir.

Laurène Vatier
Oui, en tout cas, c'est marrant parce que les adultes…

En fait, il y a un peu deux niveaux de lecture. Les adultes, ils sont vraiment…

J'ai beaucoup de gens qui viennent me voir et qui sont touchés par l'histoire.

Et je pense que ça fait vraiment écho à leurs enfants, intérieurs à eux, de toutes les choses qui se sont un peu interdites de faire ou qui se sont dit « Non, ce n'est pas.

Johann Berby
Pour moi. » Tu n'y arriveras jamais, ce n'est pas pour toi.

Mais il n'y a personne dans la famille qui est devenu X ou Y ? » Des.

Laurène Vatier
Trucs de base qu'on n'entend pas. On se met beaucoup de limites de soi- même.

« Est-ce qu'on a peur de l'échec ? » Du jugement. C'est ça, c'est exactement ça. Et en fait, au bout d'un moment, il n'y a qu'en faisant que tu vas t'améliorer, que tu vas faire mieux. Il n'y a pas d'autre moyen.

Johann Berby
Et puis, il n'y a pas d'échec. Ça n'existe pas, l'échec.

Laurène Vatier
C'est ça.

Johann Berby
Aussi. Tu vois, tu l'as bien dit tout à l'heure et je ne peux que valider.

Tout à l'heure, tu as dit « Je n'ai pas été prise. » Donc, il y a deux états pour l'audition. Il y a deux états d'esprit.

L'état d'esprit négatif et l'état d'esprit positif, même si le côté négatif et positif n'existe pas vraiment dans l'univers.

Mais c'est plutôt une question d'approche, de comment je vois la vie. L'état d'esprit négatif, c'est « Je n'ai pas été prise. Dommage.»

Laurène Vatier

« Je suis nul.

Johann Berby
» Voilà, exactement. Je ne mérite pas, je suis qu'une merde et j'en passe.

Et l'état d'esprit positif, c'est « OK, je n'ai pas été pris trop bien. Quelles sont les leçons à en tirer ? » «

Soit je ne suis pas fait pour la voix, donc ça ne sert à rien que je fasse des auditions pour la voix et je ne me concentre que sur mon instrument. »« Ah non, moi, j'ai vraiment envie de faire de la voix, donc je vais prendre des cours de chant, donc je vais devenir une chanteuse badass et je vais défoncer et je vais partager plein de choses.

Yes, that's it. Et c'est réglé, point barre. Il n'y a que des leçons.

Laurène Vatier
C'est tout. Quand on est dans le côté négatif, puisqu'au début, forcément, quand on reçoit la nouvelle, c'était plutôt temps smooth, je ne vais pas le cacher, il faut être honnête.

En fait, il faut l'accepter aussi. Ok, bon, là, je suis en train de me juger, je suis en train de faire des mots OK.

Ça va être une force, quoi qu'il arrive. Mais en tout cas, ça marche souvent comme ça. J'ai toujours la phase un peu « je suis nue ». Et après, j'ai le côté « non, mais non, mais non, mais il faut prendre le positif » et tout ça.

Johann Berby
Bien sûr. Parce que ça se trouve, en plus, si tu avais été pris pour la tournée, ça ne se serait pas bien passé avec les musiciens.

Ou il y a des trucs qui t'auraient saoulé, ça t'aurait demandé trop d'énergie, trop de temps, trop d'émotion que tu ne sais pas maintenant, mais que tu sauras peut- être.

Laurène Vatier
Plus tard. En fait, il y a plein de choses qui…

Et puis, je pense qu'en fait, il faut aussi être à l'écoute de l'univers, entre guillemets.

Des fois, il faut se laisser…

En fait, les choses, elles arrivent si c'est le moment, si c'est là. Il faut être à l'écoute de ça et si ça se passe entre guillemets mal, c'est que ta place, elle n'était pas là.

Ou alors que tu as des choses à apprendre de ça, qu'il faut aller les chercher. Mais en plus, je pars pas avec un background très confiance en soi.

J'ai toujours du chemin à faire là- dessus et je le sais.

Est- ce que c'est aussi le fait que je suis une femme ?

Peut- être. Peut- être que ça a joué dans l'éducation que j'ai reçue.

Johann Berby
On en parlera après.

Laurène Vatier
Oui, c'est quelque chose que je vais démonstrer.

Johann Berby
C'est rigolo que tu dises ça, mais on en parlera après l'émission. J

‘ai eu des petites pensées comme ça hier, après notre conversation, parce qu' hier, vous ne le savez pas, nos chers auditeurs et chères auditrices qui nous écoutaient, on s'est appelé pour faire les tests et tout ça. Et puis, ça a matché direct.

Niveau feeling, on a commencé à parler sans s'arrêter, tout ça.

Et ça m'a permis aussi de faire un petit portrait psychologique. Tout ça, j'aime bien faire ça. C'est l'habitude de faire du coaching.

Depuis des années, tu discutes avec les personnes, tu arrives à plus ou moins à faire… Enfin, plus ou moins, non.

En vrai, soyons vraiment humbles à fond, à faire le portrait psychologique émotionnel des personnes, juste en voyant la posture, la manière dont tu parles, l'intonation, le choix des mots.

Tout ça, ça joue et tu es là- dedans.

Parce que forcément, on voit des patterns qui se répètent chez les êtres humains, parce qu'on est tous pareils.

On est des êtres émotionnels, des êtres sociaux.

Donc, on voit plus ou moins les points de blocage. Et en plus, étant musicien, et je suis amené à coacher beaucoup de musiciens, même si je ne fais pas que du coaching pour les musiciens, je vois les points de blocage qui reviennent souvent.

Johann Berby
Donc, je me suis dit, il y a ça, il faut que je te partage ça.

Laurène Vatier
» En même temps, la musique permet de débloquer.

En tout cas, c'est un processus qui ne fait que tendre vers le plus.

Johann Berby
Oui, c'est un accélérateur, complètement.

Laurène Vatier
C'est ça.

Johann Berby
Mais après, si on peut utiliser d'autres leviers liés sur la psychologie, les émotions et le système nerveux aussi, parce que souvent, les programmations, parce que tout à l'heure, tu as parlé de famille, peut- être, de choses que tu as reçues de ta famille.

Souvent, c'est aussi lié à ça.

Tu as le système nerveux ou alors les gènes, la mémoire génétique, l'épigénétique, tout ça. Mais bon, on en parlera après.

Laurène Vatier
Oui, super intéressant l'épigénétique. Je suis contente.

Johann Berby
Est- ce qu'il y a d'autres choses que tu aimerais partager avec l'audience ?

Laurène Vatier
Croyez en vous, t estez des choses, sortez de votre zone de confort. Même si on a super peur de le faire, on n'apprend que comme ça.

Johann Berby
Yes. Je ne peux que valider.

Laurène Vatier
Voilà.

Johann Berby
En tout cas, j'espère qu'on aura le plaisir de te voir dans l'université Grubach et Pig, que ce soit pour venir animer une master class ou partager tes vidéos, faire la promotion de tes activités.

Et ça, je n'en doute pas une seule seconde, tu es la bienvenue.

Je te remercie du fond du cœur d'avoir partagé ton expérience avec nous. Et puis, je te dis à très bientôt.

Laurène Vatier
À bientôt. Merci.

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Johann Berby

Je m’appelle Johann Berby, je suis l’auteur du blog BassistePro.com

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