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Flo Comment : Fusion Créative de la Pop, l’Afrique et de l’Inde27 min de lecture

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Bonjour les grooveurs créatifs ! Aujourd’hui, nous plongeons au cœur de l’univers du groove musical avec Flo Comment, une véritable pépite musicale où l’Afrique, le funk, l’Inde, les mesures impaires et les polyrythmies se rencontrent pour créer une expérience sonore inoubliable.

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Vidéo YouTube : Découvre le Lien Inattendu entre Hadrien Ferraud, L’inde, Tryo, et Hariprasad Chaurasia avec Flo Comment

Pour regarder la vidéo directement sur YouTube, clique ici.

L’essence du groove

Le groove, c’est cette sensation indéfinissable qui te fait bouger instinctivement.

C’est la base de la musique qui te fait taper du pied et secouer la tête sans même t’en rendre compte. Mais qu’est-ce qui le rend si spécial ?

Le groove, c’est comme l’âme de la musique.

C’est ce qui te fait sentir chaque note dans ton corps.

Dans les compositions de Flo Comment, il peut être subtil ou explosif, mais il est toujours présent. Il se trouve dans le funk de James Brown, la musique africaine de Fela Kuti et les ragas indiens de Ravi Shankar, Zakir Hussein, Hariprasad Chaurasia, ou encore Kishori Amonkar.

Fusion des cultures musicales

La musique et les compositions de Flo Comment sont un melting-pot de cultures musicales. L’Afrique apporte ses rythmes hypnotiques, le funk ajoute sa touche de soul, et l’Inde apporte ses mélodies envoûtantes.

C’est comme si différentes parties du monde se réunissaient pour une grande fête musicale.

Comment contacter Flo Comment

Sa chaîne YouTube : @FloCommentVocal
Son Site internet : https://flocomment.com/
Son Instagram : @FloComment007

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Transcription texte de la vidéo YouTube avec Flo Comment

Bonjour les grooveurs créatifs et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. On est à Tallinn, en Estonie, avec une invitée particulière qui s’appelle Flo Comment. J’ai hâte de vous la présenter. Comment vas- tu Flo ?

Très bien, merci, ça va. Super contente d’être là, en Estonie, pour la première fois.

Yes, l’Estonie, c’est juste de la balle. Je vous invite d’ailleurs à venir me voir quand vous pouvez. Faites- vous un cadeau dans la vie, venez me voir en Estonie parce que franchement, c’est super. Voilà, je n’arrête pas de vendre l’Estonie à Flo Comment. C’est vendu, c’est vendu.

C’est bien vendu.

La sécurité, la propreté et tout ça, la gentillesse des gens. Cet épisode, il est un petit peu particulier dans le sens où Flo Comment a joué un rôle très, très, très important dans mon parcours professionnel.

Peu de personnes le savent et j’aimerais qu’on puisse discuter de ça ensemble d’ailleurs, parce que c’est la première personne qui m’a emmené en Inde.

Et si Flo Comment n’existait pas, je serais certainement jamais allé en Inde. Est-ce qu’on peut commencer la conversation avec ça ?

C’est parti. Allez, c’est parti. Est-ce que tu peux expliquer à nos auditeurs comment tu m’as découvert et pourquoi tu avais besoin d’un bassiste aux rires un peu loufoques.

Pour aller en Inde ? Moi, j’avais…

Oui, j’avais reformé mon groupe en Inde qui s’appelait Fula. On était donc Flute Bonsouris, Tabla, on avait un joli trio. On tournait un peu en Inde et il manquait un peu de groove.

Un peu de fat.

Un peu de fat dans cette musique et surtout, on avait pour objectif de faire une petite tournée en France. Donc on s’est dit que ça serait bien quand même de trouver le bassiste idéal pour cette musique. Et on a un petit peu cherché des bassistes.

Quand on est rentré à Paris, on a auditionné quelques bassistes et on a trouvé quelqu’un qui s’appelait Hadrien Ferraud, qui était censé faire la tournée avec nous.

Mais le problème, c’était que sur une date, une seule des dates de la tournée, il n’était pas dispo. Et donc, il a eu la présence d’esprit de me donner ton nom.

Et je t’ai appelé tout de suite, je crois. Je t’ai appelé.

Tout de suite. Merci encore à Adrien du fond du cœur.

On s’est rencontrés. Et merci à Hadrien du fond du cœur, parce que du coup, on s’est super bien entendus tout de suite, je crois. Ça a très.

Bien marché. Ça a bien matché dès la première répétition.

On a fait la tournée en France et j’ai dit « Suis-nous à Bombay pour continuer l’aventure. » C’est ça ? Ça s’est passé.

À Bombay. Bombay.

Exact.

C’est l’adresse où on habitait. Exact. Parce que pour cette mission, je devais rester deux mois et finalement, je suis resté six mois. C’était magnifique.

Il voulait plus partir, notre Doudou. En plus, il a fait copain- copain avec tous les gens du marché. Parce que « Doud », ça veut dire « lait » en Inde, donc c’est assez drôle.

Parce que mon surnom, c’est Doudou, pour les intimes.

Ça a bien fonctionné. Tu t’es bien entendu avec tout le monde tout de suite. On a on a fait des concerts, des workshop et tu t’es intégré très, très rapidement.

On a fait le festival de Calagodda aussi, festival. Super souvenir, absolument. Et on a rencontré plein de musiciens et t’as voulu rester avec nous et j’en suis contente.

Oui, dans Les musiciens, il y avait le regretté Sultan Khan, super joueur de Sarangi, Zakir Hussain que tu m’as présenté, qui lui- même m’a présenté après à Terribozio. C’était juste une répétition de rencontres, de suite comme ça, de rebondissements.

C’était super. On allait écouter Harry Placide sur Othasia, on allait voir beaucoup de grands musiciens ensemble.

On va parler de tout ça un peu plus en détail. Ce que j’aimerais, pour les auditeurs et les auditrices qui ne te connaissent pas encore, que tu puisses s’il te plaît nous expliquer ton parcours. Comment on fait pour devenir musicienne quand on est suisse ?

Je passe de la Suisse. Moi, j’ai l’image de la Suisse, les banques, la nature, le chocolat. Comment on fait pour passer de la Suisse à la musique indienne avec Hariprasad Chaurasia, Zakir Hussain, etc.

Est-ce que tu peux nous expliquer ça ? C’est un enchaînement de circonstances, évidemment. D’abord, je suis venue à Paris dans l’optique, justement, de fonder mon groupe, de faire de la musique, de trouver des musiciens qui pouvaient m’accompagner.

Le souci un peu en France, c’est que j’avais des idées qui paraissaient assez spéciales pour le musicien occidental. C’était que j’avais des métriques.

Je jouais déjà naturellement avec des métriques assez spéciales, impaires. Je jouais et je créais des morceaux avec des gammes qui semblaient bizarres. Je n’étais pas toujours compris par les musiciens français.

Et il s’est trouvé que j’ai rencontré un disciple de Hariprasad Chaurasia que j’ai invité sur un de mes concerts, qui m’a accompagnée à la Flûte Bonsori et qui a fait écouter notre concert à son maître, Hariprasad Chaurasia, qui a bien aimé la musique et qui m’a invitée carrément en Inde.

Pour le concert de l’an 2000, le passage à l’an 2000. Pour l’accompagner sur scène, il y avait 25 musiciens de la nouvelle génération de la nouvelle génération de musiciens indiens.

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C’est comme ça qu’il l’a présenté. Moi, j’étais un peu la pièce rapportée là, au milieu, avec ma kalimba, tu sais, je chantais toujours avec ma kalimba.

C’est ça un peu qui m’a propulsée, vraiment propulsée dans le monde de la musique indienne.

Suite à ce concert, j’ai rencontré un grand percussionniste, Anandan Shivamani, que tu connais aussi, qui m’a invitée pour d’autres concerts.

Et ça s’est enchaîné d’une manière assez magique, jusqu’à ce que je réalise qu’en fait, je n’avais pas le langage pour expliquer mes morceaux, la musique. Je n’avais pas le langage.

Les musiciens comprenaient tout de suite ce que je faisais. Ils donnaient des noms, même à mes rythmes. Enfin, ils disaient « C’est ça, ça, c’est ça. Comment ça se fait ? » Ça, c’est assez magique. C’est génial. C’est assez magique.

Deux points de vue opposés, de deux cultures qui n’ont rien à voir. D’un côté, ce que tu fais, c’est chelou, c’est bizarre, ce n’est pas normal.

Peut-être que tu as un problème. Et de l’autre côté, yeah, there is a name, Madame. It’s OK. So, the Matrix is 5 and the rag is… C’est tout à.

Fait ça. C’est tout à fait ça. C’est assez extraordinaire. C’est assez extraordinaire, effectivement.

Donc, bain de fil en aiguille, je suis allée rencontrer une chanteuse et j’ai été épatée par sa liberté vocale et aussi le fait qu’avec sa tempura, son instrument à quatre cordes, elle pouvait faire ce qu’elle voulait.

La liberté vocale, c’est Dana Schriepp-Anditt, qui est devenue une très bonne amie.

Hello Dana ! Donc, elle m’a épatée et je me suis dit « Il faut absolument que j’apprenne ce langage, que je l’apprenne non seulement pour moi, parce que j’avais envie d’apprendre tout ça et d’arriver à donner des noms moi- même à ce que je faisais, mais aussi de pouvoir communiquer avec les musiciens avec lesquels j’avais envie de jouer.

C’est- à- dire, j’avais envie de jouer avec des tablas, un tabliste, ça, c’était évident. J’adore les tablas.

J’avais envie de jouer avec des tablas.

De jouer avec des instruments comme le Sarangi, comme la flûte bansuri. Il fallait que j’arrive à expliquer un peu. Il fallait qu’on ait le même langage.

C’est pour ça que j’ai tout fait pour revenir en Inde et étudier cette musique. Je tiens à le dire, c’est la seule musique que j’ai vraiment étudiée, la musique classique indienne, parce que pour le reste, j’étais vraiment autodidacte.

Flo Comment et la pédagogie

Tu as étudié la musique indienne pendant combien.

De temps ? J’ai étudié en Inde pendant sept ans et demi. C’est une chose quand même. J’ai passé un peu de temps. J’ai fini par faire une grande école parce que j’ai voulu avoir quand même…

Une certification ? Oui, une certification en diplôme pour l’enseignement, mais j’ai eu aussi des grands maîtres en musique indienne, gènes. C’est pas la même chose.

J’ai commencé par l’enseignement traditionnel et puis après, au bout de trois ans, je me suis dit « On va quand même faire un petit papier pour papa- maman, pour les rassurer et pour se rassurer soi- même » et même aussi peut- être.

Et puis pour enseigner aussi après, parce que c’est vrai que l’enseignement traditionnel, c’est une chose, et enseigner en Europe ou en Occident, c’est autre chose. Il faut un peu de pédagogie.

Oui, un peu de pédagogie, puis surtout pouvoir prouver que tu maîtrises le sujet que tu souhaites présenter.

Même si après, les diplômes, la certification, ça ne fait pas tout. Ça, c’est que mon point de vue. C’est ça. Ok ? Dans le sens où souvent, les gens qui ont des diplômes en Occident ou ne sont pas forcément qualifiés.

Encore une fois, j’insiste à mon point de vue. C’est un art Flo Comment. Et des fois, les gens qui sont autodidactes ont plus de choses à raconter, à partager, à donner pour le développement d’un élève que quelqu’un qui a passé toute sa vie à étudier pour avoir un bout de papier, mais qui au final, ne sait pas très bien jouer.

Il sait bien expliquer de manière théorique, mais la démonstration laisse à désirer.

J’avais juste envie d’en parler parce que c’est une problématique qu’on rencontre souvent chez les élèves quand ils rejoignent l’université.

C’est la clarté. « Pourtant, j’ai fait le Conservatoire pendant 25 ans et alors Ce n’est pas juste pour vendre l’univers, c’est vraiment par transparence, parce que c’est une vraie démarche sincère, honnête et authentique de se dire « Au final, qu’est- ce que j’ai envie de faire ?» On reste pragmatique.

« J’ai envie de jouer d’un instrument.

J’ai envie de kiffer. J’ai envie de faire kiffer les gens qui m’écoutent.

J’ai envie que les gens qui m’écoutent me fassent kiffer parce qu’on me donne des compliments. Qu’est- ce que je dois mettre en place pour ça ? »

Et de se dire « Au final, je n’ai pas besoin d’avoir une tonne de connaissances, c’est mieux d’avoir une tonne de pratiques et un gramme de connaissances.

Et par la pratique et un gramme de connaissances, et par la pratique et l’expérience on fait des choses extraordinaires. Petite parenthèse.

Il faut dire qu’à l’époque, je n’avais pas du tout pour objectif d’enseigner.

Et c’est quand même l’enseignement à l’indienne, c’est- à- dire cette idée de transmission qui m’a donné envie d’enseigner. Parce que déjà sur place, j’avais des élèves de Hariprasad Chaurasia qui sont des flûtistes, qui me disaient « Écoute, Hari nous dit que c’est bien de chanter aussi parce que ça donne de la présence. » Et qui sont venus en fait.

Pratiquer avec moi.

Et moi, je n’ai pas pu m’empêcher de leur apprendre tout de suite ce que j’apprenais déjà. J’étais encore étudiante, mais j’avais envie de transmettre tout de suite ce que j’apprenais.

C’est le.

Meilleur moyen. Et c’est comme ça que je suis venue à l’enseignement.

C’est vraiment parce que d’une manière complètement naturelle, moi, j’avais des grands rêves de tournée et d’album. Et l’enseignement, c’est l’enseignement est venu à moi.

Quand j’ai compris qu’enseigner, c’est transmettre et qu’enseigner, c’est pas s’asseoir sur un banc d’école et dire « Tu vas faire ça, ça, ça. » Mais c’est donner- Croche-tu, croche-tu. Elle est.

Groove maintenant.

Soit créatif. C’est pas évident. Alors que la transmission, quand tu sens que tu apportes- Ta personnalité. Ta personnalité, ton vécu.

Et puis surtout, dans la musique indienne, c’est magique si tu arrives à expliquer à quelqu’un des choses que toi, tu es allée chercher très loin.

C’est vrai que ça fait vraiment plaisir.

Hariprasad Chaurasia et Flo Comment

Et comme tu dis, ce qui va être fascinant dans la pédagogie indienne, et notamment avec Hari Prasad, qui était fascinant quand on allait à l’école le matin, c’est que lui, justement, il est assis, prend sa fuite.

On est tous assis par terre en tailleur. Moi, j’avais la basse, tu avais ta guitare, je me souviens. Guillaume, le flûtiste du groupe, avait sa flûte dans le souris. Hari Prasad va jouer une note. Il ne nous dit pas quelle note il joue, quelle rague il va faire et on doit juste répéter ce qu’on entend instantanément.

Et il y a rien de plus formateur que ça, en fait.

Que de juste dire « Bon, les gars, on va faire la gamme de deux majeurs, la gamme de pentatoniques et ensuite on va faire la gamme des modes. »

On a trop d’informations, c’est difficile à digérer alors que je me concentre sur ce que j’entends, j’essaye de reproduire.

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Au début, forcément, on fait n’importe quoi. Il a joué un DO, j’ai fait un Si bémol.

« Ah, bon, c’est des ouf de deux. » « Ah, c’est là. Ok. Ensuite, il fait DO, RE, A. Do, RE, RE, A.

Do, RE, A. Ok. Et puis ensuite, il construit des phrases.

Et plus on monte et plus ça se complexifie rythmiquement au niveau des notes, des ornementations. Et ça, c’est une très, très, très bonne très bonne école. J’aimerais bien que tu nous parles de ton expérience avec Zachy Russell, avec Manu Evno du groupe de Trio aussi.

Ce qui fait partie de la bande, si je puis dire. Est-ce que tu peux nous parler de ça, s’il te plaît ?

Manu Eveno, c’est assez simple.

On te fait un coucou Manu, on t’aime.

Les Grooveurs Créatifs, j’espère que ce format vidéo vous plaît. On est en train de tester ça.

Comme vous savez, j’adore avoir votre avis parce qu’on fait tout ça pour vous, tout simplement. Si c’est le cas, mets cette vidéo en pause tout de suite et mets un commentaire.

Dis-nous si tu aimes ce format.

Quand j’invite des musiciens chez moi, à Tallinn en Estonie, qu’on se retrouve sur mon canapé, à parler de musique, de pédagogie et faire des exercices.

Et si ce n’est pas déjà fait, je t’envoie invite à cliquer sur le premier lien qui se trouve dans la description ainsi que le lien qui se trouve dans le petit « i » en haut à droite pour rejoindre gratuitement l’université et avoir accès à la deuxième partie de cette vidéo.

J’arrête de parler, fais-toi plaisir et écoute bien la suite parce que ça envoie du lourd.

On vivait ensemble.

Quand je suis partie en Inde, il est venu me rejoindre quelques fois. Il était aussi attiré par toutes sortes de musique.

Il a pris des cours de tabla, il a fait des allers- retours. Il a participé aussi à quelques enregistrements qu’on a fait ensemble.

Super musicien.

Pour ceux qui ne connaissent pas. Magnifique musicien.

En fait, moi, j’étais mon coloc de l’époque, Stéphane, était un disciple de Zakir Hussein.

Il m’a amenée toujours à sa classe. Pareil, on allait assister aux classes de temps en temps et surtout aux concerts.

On avait beaucoup de concerts de Zakir parce que moi, tu sais, je suis amoureuse des tablas. Je l’ai rencontré souvent et j’ai assisté à de nombreux concerts de Zakir.

Je n’ai jamais vraiment étudié avec lui parce que le tabla, c’est encore autre chose. Ça prend une vie, deux vies, trois vies.

Mais je me suis beaucoup laissée imprégner par ce son, par ses métriques, rien qu’en l’écoutant. On a eu la chance d’être assisté à des concerts extraordinaires.

C’est clair, il n’y a même pas de mots. Mystico, magique. Je n’ai pas le vocabulaire.

Hariprasad Chaurasia, il faut vraiment le rendre hommage parce que c’est lui qui, en plus des concerts, tournait dans le monde entier.

Mais en plus des concerts, il faisait tout pour être à sa classe le matin à 11h00.

Et ça, c’est admirable parce qu’ en Occident, on fait souvent la différence entre la musique de la musique, qui serait un musicien concertiste et un enseignant.

Et là, tu as le plus grand concertiste de la planète qui, le matin, fait tout pour être à l’heure, à sa classe. Gratuitement. Gratuitement. Pour les élèves. Gratuitement pour ses élèves. Et ça, franchement, c’est énorme.

Franchement, c’est extraordinaire.

On ne le remerciera.

Jamais assez. À un autre level.

C’est vraiment à un tout autre niveau.

Flo Comment et Sultan Khan

Il y a aussi un musicien que j’évoquais tout à l’heure, qui s’appelle Sultan Khan.

Est-ce que tu pourrais nous parler de ce Sultan Khan, nous parler.

De lui ? Sultan Khan, qui est décédé, malheureusement. Son fils a pris un peu la relève, Sultan Khan, qui est un joueur de Sarangi.

Le Sarangi, c’est le violon indien qui se joue un peu à la musique. À la verticale. Et qui est l’instrument par excellence qui me fait pleurer, qui me fait vraiment…

Tu vois dans tous les films indiens quand tu as la scène un peu… Non, mais même la scène un peu de déchirement, l’amour, que ça commence…

Émotionnel. Émotionnel.

C’est un instrument absolument incroyable qui avait pour but de vraiment imiter la voix humaine. Le but, c’était vraiment de suivre toutes les glissando, l’intonation, mais qui est un instrument très, très difficile.

Très difficile à jouer et qui a un peu disparu dans la pratique parce qu’il s’est fait remplacer par l’harmonium.

On verra ça, l’harmonium. Mais Sultan Khan, justement, qui chantait aussi d’ailleurs et qui faisait beaucoup de concerts avec Zakir en duo. C’est une belle soirée, ça aussi. Table à sarangi, je crois.

Que c’est… Des belles soirées, des super souvenirs.

Ça, ça nourrit la créativité. Et c’est bien parce que ça va faire le lien avec ma prochaine question. Comment nourris- tu ta créativité ? Et comment perçoivent les autres musiciens ta musique ?

Quand tu expliques justement ton parcours qui est super riche avec tous les musiciens que tu viens de citer, est- ce que tu as déjà été confrontée des fois à « Ouais, mais tu es une blanche, tu fais du musical jazz », « Le musical jazz, c’est comme les musiciens indiens, c’est le coin d’une famille, la gamme à jeunes ».

Est-ce que tu as été confrontée à des choses négatives comme ça ? Et si oui, comment tu arrives à surmonter tout ça ? Il y a beaucoup de questions dans.

Ma question. Oui, il y a beaucoup de questions.

Je me suis un petit peu protégée, c’est- à- dire que je suis restée proche de l’adolescente autodidacte qui voulait s’exprimer.

Moi, je pense que j’ai plutôt, en tout cas en ce qui concerne ma musique, j’ai plutôt colorié ma musique en l’habillant de musique indienne, c’est- à- dire que je me suis entourée de musiciens magnifiques.

Justement, Guillaume Baraud, merci Guillaume pour la flûte.

C’est très bien. Sanket Naik, Othabla. Si tu veux, j’ai habillé des compositions qui sont somme toutes quand même assez pop.

Je les ai habillées puisqu’elles avaient déjà les métriques, les gammes et elles avaient déjà un tout petit air indien. Mais je les ai surtout habillées en musique indienne.

Mais je suis restée proche de ce qui it vraiment du fond du cœur. Et pour la musique indienne, celle que j’ai étudiée, la musique classique, quelque part, je l’ai pratiquée pour moi et je l’ai enseignée à mes élèves.

J’ai très rarement l’occasion ou l’envie même de la reproduire sur scène parce que, justement, il y a une grande attente au niveau de la virtuosité.

Et puis, parce que je n’ai pas voulu forcément reproduire ou essayer de reproduire ce que font ses grands maîtres.

Parce qu’il faut dire aussi que le standard est très élevé. Le standard est très élevé. Ça veut dire, et c’est ce que surtout, il y a une immense attente au niveau de la virtuosité. Et comme tu sais, Doudou, moi, je suis pas forcément quelqu’un qui- Démonstre.

Démonstre, pardon.

Démonstre, ouais. C’est vrai que les musiciens que j’adore sont des musiciens extrêmement virtuose.

Mais par contre, moi- même, je préfère m’entourer de virtuose, comme tu sais. Et rester dans ma simplicité pour pouvoir être proche de moi- même plutôt que de juste ment de…

Prétendre que tu n’es pas…

Oui, tu peux, mais tu fais la musique des autres. Donc la musique classique indienne, je la pratique quotidiennement. P

our nourrir ta créativité. Pour moi et pour mes élèves, mais la musique que je joue sur scène ou que j’enregistre, ça reste de la composition.

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Ça grouve. Toujours. Ça grouve. Je certifie que ça grouve.

C’est gentil.

Pas juste parce que je fais de la basse, mais vraiment parce que ça groue, c’est mortel. C’est super à jouer, c’est fun.

On partagera certainement un extrait si vous écoutez cet épisode jusqu’au bout. Voilà, parce qu’après tout, pourquoi pas ?

Je voulais parler, parce qu’on était sur le côté virtuosité, chanteur et prestations, Cénique, est-ce que tu pourrais nous parler de Kishori Amankar ?

C’est le grand dossier. Kishori Amankar, c’est la diva du siècle passé. Malheureusement, elle est décédée aussi il y a deux ou trois ans, à 82 ans.

84 ans. Je l’ai vu avant son décès.

Oui, alors Kishori Amankar, ça a été ma Guruji, on peut dire.

C’est donc la grande diva chez qui j’ai étudié la musique classique, la musique classique pendant environ trois ans avant d’aller chez Tulika Ghosh qui m’a préparée pour mon diplôme. Kishore Yamakawa, c’est un peu le dernier des Mohicans de la musique classique hindoustanie avec Jazz Raj aussi qui est vraiment la génération de grands maîtres un peu justement disparus.

C’est une incroyable diva chez qui j’ai intérêt aussi presque par hasard, dans le sens que j’avais entendu un enregistrement et j’ai trouvé ça fabuleux.

Et sans réfléchir, je me suis dit « Finalement, pourquoi pas elle ? Je vais aller me présenter chez elle comme ça ». Il n’y a pas de hasard.

Que des rencontres. Elle était très étonnée, parce que c’était quand même une personne pas facile à approcher et qui faisait assez peur.

Et moi, tout le truc des débutants, la naïveté du débutant, je vais sonner chez Kishore et à mon cas, « Bonjour, j’aimerais bien apprendre la musique indienne. »

Elle était extrêmement surprise, mais je pense que ma démarche qui était- Honnête et sincère. Honnête, sincère, très volontaire. Elle m’a fait chanter deux ou trois petits trucs basiques et elle m’a dit « OK, on commence demain ».

Ça a été l’expérience indienne par excellence, parce que j’ai pu toucher un peu à ce que c’était que cette relation Guru-Shisha-Parampara, de maître à élève en main.

Merci d’avoir fait la traduction. J’allais demander.

Pour les auditeurs. Guru-shisha-parampara, c’est la tradition entre le Guru et l’élève, qui est justement…

En Inde, c’est plutôt le maître qui choisit son élève et pas le contraire. Déjà, tu es mis à l’épreuve.

C’est la relation avec ton maître, c’est une relation beaucoup plus forte. Ce n’est pas « Je vais apprendre un cours de musique, voilà 20 balles. »

Ce n’existe pas sans l’Occident. Non, c’est quelque chose de beaucoup plus fort que ça. C’est une relation très, très forte, humaine.

Ça peut changer de Guru en Guru. Souvent, comme tu sais, c’est une musique traditionnelle qui est transmise de père en fils.

Ça reste souvent dans la famille. Du temps de génération en génération. Donc, tu dois un peu faire prouver que tu veux vraiment et que tu mérites l’enseignement.

Et une fois que ton maître t’a accepté, il va un peu te mettre à l’épreuve, il va exiger beaucoup de toi. Il va exiger beaucoup de présence.

Il va peut- être même te demander de faire la vaisselle. À l’époque, c’était comme ça.

Tu massais les pieds de ton Guru. Tu dédiais complètement ton temps à ton Guru. En fait, même ce que disait Kishore, je suis un peu l’intermédiaire entre toi et Dieu.

C’est- à- dire que c’est moi qui vais t’apporter, qui vais t’expliquer comment…

Qui vont t’aider à ouvrir les portes pour que la musique passe.

Pour que le flow passe en continu. C’est ça. Et ce n’est pas toujours facile à comprendre en tant qu’occidentale.

Ça, c’est clair. On a beaucoup de…

Comment est- ce qu’on dit ? Tu appelles ça des… Des barrières ? Des barrières, des blocages, parce que parfois, on se dit « Non mais…

» Faire la vaisselle, faire la.

Laver, faire la boue… Ou alors je pourrais avoir…

Je pourrais avoir un cours qui durait trois minutes comme un cours qui durait trois heures.

Je pouvais, par exemple, répéter une phrase pendant une heure avec le tabliste en boucle alors qu’elle se lavait les cheveux dans la salle de bain.

Mais il y a toujours cette oreille. On savait qu’on.

Était -C’est un « fa » pas un « do ». Voilà.

Exactement. Et c’est terrible, en fait. J’adore.

Ce que j’ai retenu de cette expérience, en tout cas, c’est que sur le moment, parfois, tu as rage, t’enrages.

Mais sur le moment, tu comprends pas toujours ce qui se passe.

Et c’est parfois trois à six mois après que tu te dis « Ah ! C’était ça. » C’est-à-dire que quelque part, on te dit « À celle-là, t’essaies, pratique.

»je veux dire, en fait, c’est donner ton temps.

Je te donne ça, mais de ça, tu vas en faire ça.

Parce que tu t’essaies, tu pratiques, je pars, je t’écoute de loin.

Et toi, en fait, t’es laissé un peu quand même à toi- même. Des fois, on se regardait avec cinq étes, le tabliste, en tournant. Mais il suffisait qu’on s’arrête. « Why did you stop ? »

La réaction était immédiate. C’était très dur, mais très formateur.

J’ai vécu des choses similaires avec mon Guru de Mridangam que j’ai rencontré d’ailleurs grâce à toi aussi. C’est vrai. C’est vrai, c’est ça en fait, c’est le fait de…

En tant qu’Occidental, c’est d’apprendre à oublier le temps, tu t’assois, tu donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tu te donnes ton temps, tudonnes de ta personne, tu oublies ton petit ego et tu es dans l’instant présent.

Et rien que ça, ça paraît tout bête, ça paraît un peu ouh ouh, mais ce n’est pas évident en fait.

Ce n’est pas du tout évident.

Mais tu vois, justement, dans l’enseignement aujourd’hui, je vois aussi qu’il y a des gens qui recherchent ça, qui ont besoin de ça.

C’est ce qu’on transmet surtout, justement, c’est ça. Tu vois, en chant notamment, tu vois le moment présent, la vibration, être dans ce que tu fais, c’est ce qu’on a envie de Moi, ce que j’ai envie de transmettre.

Je suis content qu’on ait parlé de tout ça pour cette première partie de la vidéo.

Pour la deuxième partie de ce podcast, parce qu’il y a une version vidéo comme toujours, je t’invite à rejoindre l’université Groove like a pig, tout simplement, dans lequel tu pourras trouver la suite de cette vidéo et de cet épisode où on va faire des démonstrations avec un harmonium, on va chanter, on va faire de la musique, on va jouer de la basse, on va groover.

Bref, ça va être la folie. Donc, on se retrouve tout de suite.

J’espère que cet article t’a plu, n’hésite pas à me faire part de tes commentaires ou à me poser des questions si besoin !

Bonne créativité, Bon groove, Bonne musique.
GROOVE LIKE A PIG®

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Johann Berby
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Johann Berby

Je m’appelle Johann Berby, je suis l’auteur du blog BassistePro.com

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